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Nouveau mémorial de Pozières : des animaux et des hommes

Chiens, chevaux, poneys, pigeons : les animaux étaient au rendez-vous, le vendredi 21 juillet 2017, pour l'inauguration du mémorial des animaux de guerre au Parc du souvenir du Moulin à Pozières.

Sur cette terre sacrée, l'endroit au monde le plus marqué par le sacrifice australien, Bernard Delattre, maire de Pozières et Nigel Allsopp, Président fondateur de l'Organisation australienne de commémoration d'animaux de guerre (AWAMO), ont rendu un bel hommage aux milliers d'animaux australiens qui ne sont pas rentrés chez eux et aux  9 millions d'animaux de toutes les nations qui sont morts pendant la Première Guerre mondiale.

De nombreuses personnalités australiennes et britanniques avaient fait le déplacement pour l'ouverture de ce nouvel espace du Souvenir de 3 hectares, partagé avec les habitants de la Somme.
 

pozières animaux
 

 

Les animaux : ces héros indispensables

Chevaux, chiens, pigeons… ils ont été des millions à servir l’effort de guerre. Si la téléphonie et la radio continuaient d’évoluer, ces nouvelles technologies restaient impuissantes face à une unité isolée ou devant le manque de moyens. Les animaux ont été mobilisés en force pour leurs précieux instincts. Ils sont souvent morts aux côtés des soldats.

Compagnons d’armes dévoués

Ils ont souvent joué un rôle déterminant et pourtant méconnu dans la guerre. Les chevaux étaient utilisés pour le transport de munitions et de fournitures vers l'avant du front. Ils assuraient le transfert des soldats blessés vers l’arrière. Les chiens diffusaient des courriers, détectaient des mines, retrouvaient des victimes sur les champs de bataille et agissaient comme les véritables gardiens des troupes qu’ils accompagnaient. Quant aux pigeons, ils ont sauvé des milliers de vies en transmettant des messages essentiels lorsque les moyens de communication étaient coupés. L'une des contributions les plus curieuses a été réalisée grâce à l’incandescence des vers luisants, utilisée pour éclairer des cartes et missives dans les tranchées obscures.

Les mascottes : emblèmes et porte-bonheurs des soldats

Venus des quatre coins du monde, ces mascottes apaisaient les souffrances de la guerre par leur chaleur naturelle et leur innocence. Leur présence améliorait le moral des troupes et les motivait. L’une des mascottes les plus célèbres était un ourson noir appelé Winnipeg, originaire du Canada. Même s’il est resté peu exposé à la vie du front, il marqua les esprits et inspira à A.A. Milne l’écriture de Winnie l’ourson. Autre exemple : Jimmy, le singe mascotte de l’escadrille 93, volait toujours auprès d’Eugène Bullard, aviateur de légende, surnommé « l'Hirondelle noire de la mort ». De manière générale, les chats étaient très appréciés, et pouvaient passer d’un camp à l’autre, sans que ni l’un ni l’autre ne leur fasse de mal.

Dans notre mémoire

La Première Guerre mondiale a provoqué la mort de 10 millions de soldats et entraîné celle de plusieurs millions d’animaux, dont 8 millions de chevaux. Éléphants, chameaux, bœufs, kangourous, chats, canaris… toutes ces créatures, petites ou grandes, ont donné leur force durant le conflit. Ce fut le cas du chien Stubby, qui repéra et attaqua un espion allemand, jusqu'à l’arrivée des renforts. Ce succès lui valut le grade de sergent et celui du chien le plus décoré de la Première Guerre mondiale.
Pourtant, si le sacrifice des hommes et des femmes a toujours été commémoré, la contribution des animaux en temps de guerre reste peu solennisée. Le nouveau mémorial de Pozières comble ainsi cet oubli.
 

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