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Le site mémoriel de Rancourt-Bouchavesnes

Le site mémoriel de Rancourt-Bouchavesnes

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Rancourt chapelle du Souvenir Français HEADER©Nicolas Bryant

La chapelle du Souvenir Français de Rancourt-Bouchavesnes.©Nicolas Bryant

Le site mémoriel de Rancourt-Bouchavesnes

Le Cimetière allemand de Rancourt ILLUSTRATIOn©Nicolas Bryant (1)
Le Cimetière allemand de Rancourt ©Nicolas Bryant
En août 1914, Rancourt et Bouchavesnes sont occupés par l’armée allemande. Lorsque la bataille de la Somme éclate en 1916, les Alliés conquièrent peu à peu de petits territoires, rapprochant la ligne de front des deux villages. Combles, situé à proximité, est un nœud défensif allemand majeur qu’il faut conquérir. Dans ce but, les troupes alliées doivent impérativement l’encercler : les troupes françaises sont alors chargées en amont de conquérir Bouchavesnes, Rancourt et Sailly.

Les villages de Rancourt et de Bouchavesnes avaient une importance stratégique pendant la bataille de la Somme. La route reliant Péronne à Bapaume qui y passait était importante puisqu’il s’agissait d'un axe de communication allemand, essentiel pour le ravitaillement. C'est pourquoi l'armée française a été chargée en septembre 1916 de la reprendre, au prix de très nombreuses pertes et endeuillant de nombreuses familles.

Les affrontements sont particulièrement violents et entraînent la mort de très nombreux combattants, ainsi que la destruction massive des communes.

Après le conflit, la ville norvégienne de Bergen collabore à la reconstruction du village de Bouchavesnes, totalement détruit. En reconnaissance, le village s'appelle désormais Bouchavesnes-Bergen.

La nécropole française et la Chapelle du Souvenir Français

Dans les années 1920, l’État français aménage la nécropole française en regroupant des corps de combattants issus du champ de bataille, isolés ou provenant de petits cimetières provisoires. Elle devient la plus grande nécropole française de la Somme et un haut-lieu du souvenir de la participation française à la bataille de la Somme, abritant aujourd’hui 8 567 dépouilles, dont 5 327 sont enterrés sous des stèles et 3 240 dans des ossuaires. En parallèle, une famille française, les Du Bos, qui a perdu son fils pendant la bataille de la Somme, décide de construire une chapelle privée devant la nécropole française. Édifiée en 1923, elle est dédiée à l’ensemble des combattants de l’armée française tombés dans le secteur. En 1937, la gestion est confiée à l’association du Souvenir Français.

Le cimetière britannique

Après la bataille de la Somme, l’armée française est relevée par l’armée britannique dans le secteur de Rancourt-Bouchavesnes. Les unités de la Guards Division y aménagent un cimetière pendant l'hiver 1916-1917 et l'utilisent à nouveau pour inhumer les officiers des 12e et 18e divisions en septembre 1918. Le cimetière définitif a été dessiné par N.A. Rew.
Il abrite aujourd’hui les corps de 93 combattants.

Le cimetière allemand

Le cimetière allemand est aménagé en 1920 par l'État français, regroupant les tombes de cimetières provisoires et d’autres, isolées. Il s’agit de l’un des cimetières militaires allemands les plus grands de la Somme, comprenant 11 422 corps de combattants, dont 3 930 répartis dans deux ossuaires. La plupart des combattants inhumés sont morts en 1916 et en 1918. En 1929, une convention franco-allemande permet au VDK (Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge, organisation allemande chargée de recenser, préserver et entretenir les sépultures des victimes de guerre allemandes à l'étranger) de gérer le site. La chapelle y aurait été alors élevée avant d'être inaugurée en 1933.

La valeur universelle exceptionnelle (VUE) du site

La nécropole nationale française et la chapelle du Souvenir Français de Rancourt-Bouchavesnes, le cimetière militaire du Commonwealth de Rancourt-Bouchavesnes, et le cimetière militaire allemand de Rancourt-Bouchavesnes font partie des 11 sites de la Somme candidats UNESCO à l'inscription au patrimoine mondial de l'humanité.

Le secteur mémoriel de Rancourt-Bouchavesnes est symbolique à plusieurs titres. Il témoigne de la pluralité des hommages qui peuvent être portés envers les combattants, qu’il soient publics avec les cimetières et la nécropole ou privés, avec la chapelle. Il s’agit également d’un lieu hautement pédagogique, abritant les modèles funéraires des trois principales nations belligérantes, dont la participation française, qui a subi 190 000 pertes en moins de cinq mois. La dimension funéraire de cet ensemble est très prégnante, puisque près de 20 000 combattants y sont inhumés. Ces trois sites funéraires et mémoriels sont indissociables : leur proximité, leur co-visibilité et la qualité paysagère de leur environnement, en font un lieu de mémoire international unique.

Le site permet de comprendre la manière dont chaque nation a rendu hommage aux siens, à travers une architecture, des matériaux, des références culturelles différentes.

La mémoire vivante

Chaque année, une commémoration est organisée en septembre dans chacun des sites, rendant hommage à tous les combattants. Le « Rosier Somme 2016 » a été baptisé suivant le même principe en l’honneur de tous les hommes tombés pendant la bataille de la Somme, sans distinction de nationalités, d’ethnies, de religions ou de catégories sociales.

En pratique

Longitude 2.916038 | Latitude 49.983256